Des vertus nutritives sans pareilles
Le poulet : une viande de grande valeur
Bien s’alimenter est un art à la portée de tous. Il suffit de choisir des aliments nutritifs et d’inviter la variété au menu pour jeter chaque jour les bases d’une bonne santé. Le Guide alimentaire canadien pour manger sainement recommande entre autres de consommer quotidiennement de 2 à 3 portions de viandes ou de substituts de viandes. Il s’agit, de préférence, de viandes maigres qu’on prendra soin de préparer avec un peu de gras ou sans gras du tout. Le poulet fait partie des viandes blanches à servir encore et encore. En plus d’être sain, il offre le très grand avantage de plaire à tout le monde, jeunes et moins jeunes.
Le poulet s’avère de plus une excellente source de protéines qui permettent à leur tour de lutter contre les infections par la formation d’anticorps. En fait, une portion de 100 g de poitrine de poulet crue, sans peau, contient 23 g de protéines, et une portion de poulet rôti, 33 g. De plus, les protéines du poulet ont une teneur élevée en acides aminés, des éléments indispensables à la croissance, au maintien et à la réparation des tissus.
Excellente source de niacine, la chair de poulet aide en outre à garder une peau saine, à faciliter la digestion et à assimiler les autres aliments. La pyridoxine (vitamine B6) qu’elle fournit en abondance est par ailleurs nécessaire au métabolisme des protéines et à la synthèse des acides aminés.
Le poulet renferme aussi une quantité non négligeable d’acide pantothénique, acteur important du métabolisme, plus particulièrement au sein de la libération d’énergie. C’est enfin une source appréciable de fer, de zinc et un bon fournisseur de phosphore, important dans la formation et la calcification des os et des dents.
Délicieuse en toutes circonstances, la chair de poulet est encore plus maigre qu’on le pensait ! Selon une étude du Centre de recherche alimentaire de l’Université de Moncton publiée en 1996, une portion de 100 g de poitrine de poulet rôti, sans peau, ne renferme que 2,1 g de gras. C’est beaucoup moins que les 4,5 g inscrits au Fichier canadien des éléments nutritifs en 1991. Tout compte fait, cette quantité de gras équivaut à moins d’une cuillerée à thé de beurre, de margarine ou d’huile. D’autre part, le poulet ne contient que 85 mg de cholestérol pour 100 g de viande, une proportion inférieure à la plupart de celle des coupes de porc, de bœuf ou d’agneau.
| Tableau comparatif des nouvelles valeurs nutritives du poulet | |||||||
| Portion de 100 g, cuite | Matières grasses (g) | Protéines (g) | Énergie(calories) | ||||
| Poulet Poitrine, viande seulement | 2,1 | 25 | 159 | ||||
| Poulet Cuisse avec dos, viande seulement | 6,9 | 22 | 170 | ||||
| Poulet Galette de viande hachée maigre* | 12,4 | 29 | 207 | ||||
| Boeuf Bifteck de surlonge | 6,7 | 30 | 186 | ||||
| Boeuf Bifteck intérieur de ronde | 3,9 | 29 | 163 | ||||
| Boeuf Côtes nature | 10,8 | 28 | 220 | ||||
| Boeuf Viande hachée maigre, bien cuite | 13,9 | 31 | 245 | ||||
| Porc Côtelette, milieu de longe, maigre | 6,2 | 29 | 187 | ||||
| Porc Rôti d’épaule | 11,7 | 32 | 230 | ||||
| Dindon Viande blanche seulement | 3,5 | 27 | 166 | ||||
| Poisson Flétan, grillé sans gras ajouté | 2,9 | 140 | |||||
Toutes les données sur la viande et la volaille sont fondées sur des portions cuites de 100 g, sans peau ni gras visible.Poulet : poulet à griller ordinaire, rôti, viande seulement ; galette de poulet haché, bien cuite.Boeuf : bifteck grillé ; rôti de côtes nature ; galette de boeuf haché, bien cuite.Poisson : filet de flétan sans ajout de matières grasses.
Sources : Données sur le poulet : Centre de recherche sur les aliments de l’Université de Moncton, 1996. Données sur le porc : Étude sur la valeur nutritive du porc canadien, Université de Moncton, 1994. Toutes les autres données : Fichier canadien sur les éléments nutritifs, 1991.
Le point sur les matières grasses
Le minimum nécessaire
Non seulement les matières grasses font-elles partie intégrante d’un régime équilibré, mais elles sont de plus essentielles à la santé de l’organisme. Elles fournissent de l’énergie et facilitent en outre l’absorption des vitamines liposolubles. Cependant, comme c’est le cas pour beaucoup de bonnes choses, on peut facilement en abuser. Et bien des gens le font. En moyenne, les Canadiens puisent 38 % de leurs calories à même les matières grasses, alors que, dans ses Recommandations sur la nutrition pour les Canadiens, Santé Canada préconise qu’elles n’excèdent pas 30 % de l’apport calorique. Par exemple, une femme modérément active devrait consommer de 60 à 65 g de matières grasses par jour, et un homme, entre 85 et 90 g. Ici encore, la modération est donc de mise.
Heureusement, le poulet aide à couper dans le gras tout en nous permettant de faire bonne chère. En effet, une portion de poitrine de poulet rôti contient à peine 2,1 g de matières grasses !
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