Les Choinière, des gestionnaires inspirants

Francis Choinière est le fils de Pierre et Marielle Choinière propriétaires de la Ferme Avicole Marie-Pierre inc. située à Sainte-Cécile-de-Milton en Montérégie. À l’origine, ses parents possédaient une ferme porcine jusqu’à ce qu’un incendie touche celle-ci et les poussent à réorienter la vocation de leur entreprise. Ceux-ci ont suivi leur instinct d’entrepreneur en choisissant de consacrer leur labeur à l’élevage du poulet. De fil en aiguille, l’entreprise qui était au départ de taille modeste a évolué avec les années grâce à l’acquisition de nouveaux poulaillers et à la diversification de la production.

Pour Francis, sa destinée était déjà tracée. Dès son jeune âge, il mettait la main à la pâte en aidant ses parents avant et après l’école et plus tard, à l’adolescence, il vouait ses soirées, ses week-ends et même ses étés à la ferme familiale. Après le secondaire et avec l’encouragement de ses parents, il a opté pour un programme d’étude en gestion et exploitation des entreprises agricoles au campus McDonald de l’Université McGill. Après l’obtention de son diplôme, il est aussitôt revenu sur sa terre d’origine pour accompagner ses parents dans l’expansion de l’entreprise familiale.

C’est en 2013, après dix années à œuvrer pour l’entreprise familiale, que Francis Choinière a concrétisé sa volonté de voler de ses propres ailes en fondant Ferme avicole Choinière. « Je me considère comme un entrepreneur agricole, ce qu’on a à faire ce n’est pas simplement d’aller vérifier l’état du troupeau. Il y a de la finance, de la gestion des ressources humaines, des commandes à faire, de la négociation avec les fournisseurs…c’est beaucoup plus qu’éleveur. »

Francis a à coeur de produire un poulet de qualité dans un environnement sain. Selon lui, « c’est le nerf de la guerre ». De son point de vue, il est primordial de mettre en place les meilleures pratiques de biosécurité et de bienêtre animal parce qu’après tout, ce sont les éleveurs qui sont responsables de ces petits êtres vivants jusqu’à terme.

C’est avec fougue que Francis parle de l’héritage entrepreneurial qu’il souhaite laisser à son fils Augustin et sa petite sœur; comme ses parents qui ont si bien su l’appuyer dans sa vie professionnelle et personnelle.


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